LIBERALISATION FERROVIAIRE – La réduction des marges pour les honoraires d'Adif met Acciona hors de la lutte pour l'AVE – Entreprises

Acciona ne sera finalement pas en concurrence pour entrer dans le secteur du transport de passagers par train AVE en concurrence avec Renfe. Le groupe dirigé par José Manuel Entrecanales a renoncé à entrer dans cette nouvelle activité après l'avoir analysée et avoir pesé des alliances avec de grands groupes ferroviaires européens, selon le journal "El Economista" dans son édition de ce jeudi.

La compagnie avait couru pour les trains sur les voies grâce à une alliance avec les cadres supérieurs de la compagnie aérienne Air Nostrum, appelée Ilsa. Il y a un peu plus d'une semaine, et après une journée sur la libéralisation ferroviaire à la CNMC, plusieurs des futurs concurrents de Renfe se sont plaints, tels que publiés par ce média, d'une augmentation générale des redevances qui ne leur laissait guère de marge de manœuvre sur le marché du transport ferroviaire de voyageurs le 14 décembre 2020.

Acciona a été la première entreprise à décider de quitter ce processus en créant des comptes qui, comme le confirment des sources bien informées, ne sont pas partis. Le resserrement des marges qui étaient déjà gérées dans le secteur depuis l'ouverture du marché a cédé le pas après une augmentation des taux par Adif qui ne permet pas désormais de déterminer très clairement la voie à suivre.

Le gestionnaire de l'infrastructure publique avait annoncé en août son intention de lancer des bonus liés à l'utilisation intensive du réseau qui faisait de la haute vitesse espagnole une "offre très attrayante" pour les opérateurs, a déclaré Isabel Pardo de Vera, présidente de cette société. D'autre part, le retard dans la facturation de ces bonus – en raison de leur nature, sera valide une fois l'utilisation du réseau réalisée – a amené certains futurs opérateurs à douter de leur efficacité.

Ce problème concerne en particulier les petits enfants qui ont essayé de former des consortiums avec d’autres géants et qui ont vu dans la libéralisation du chemin de fer des voyageurs dans notre pays une occasion de diversifier leurs activités. Enfin, la première entreprise de construction espagnole à s'intéresser à ce projet a décidé de l'abandonner pour se concentrer sur ses activités traditionnelles.

Acciona va désormais au centre de ses investissements ses activités habituelles, principalement dans le domaine des énergies renouvelables, selon des sources de l'entreprise. De cette manière, le groupe ne soumettra pas à Adif une demande d’inscription à l’AVE le 31 octobre, date limite pour les entreprises souhaitant concurrencer Renfe à l’ouverture du marché en décembre. 2020

La société José Manuel Entrecanales a estimé le besoin d’investissements d’environ 500 millions d’euros pour faire partie de cette nouvelle aventure, en comptant toujours sur l’union d’un futur consortium qui ne s’est pas encore cristallisé. "Nous sommes en pourparlers avec trois opérateurs européens potentiels", a-t-il déclaré en mars dernier, dans l'espoir de conclure l'accord avant l'été. Les délais ont été prolongés et l'entreprise de construction a décidé de fermer un projet qui trompait le sien et des inconnus.

Dans le but de concurrencer Renfe, ce sont les plus grands opérateurs internationaux, SNCF, NTV, Treintalia, Virgin … accompagnés par de plus petits, comme Alsa – favori des Français – et des entreprises de construction telles que Ferrovial, qui a également manifesté son intérêt pour ce marché Il faudra attendre décembre pour voir qui seront les pré-adjudicateurs de la capacité et, par conséquent, entrer pour concurrencer Renfe sur les pistes.

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