Plusieurs centaines d'immigrés sans papiers occupent temporairement le Panthéon à Paris

Quelque 700 immigrants sans papiers occupent temporairement une place aussi emblématique que le Panthéon à Paris. Certains des membres se sont identifiés comme des «vestes noires» et ont prétendu régulariser leur situation dans le pays pour avoir «les mêmes droits que les Français».

Les centaines de manifestants ont également demandé une rencontre avec le Premier ministre français, Edouard Philippe, qui a confirmé via son compte Twitter que tout le monde avait été évacué à 19h20. "La France est un État de droit, dans tout ce qui implique: le respect des règles applicables au droit de séjour, le respect des monuments publics et la mémoire qu'ils représentent", a-t-il déclaré.

Après le rassemblement, des manifestants et des policiers se sont affrontés à proximité du monument. Les autorités ont tenté de disperser la manifestation à l'aide de gaz lacrymogène. Selon des sources policières, 37 personnes ont été identifiées.

Dans une déclaration publiée au début de l'après-midi, les occupants se sont présentés comme des "sans-papiers, sans voix, sans visage pour la République française", demandant "des papiers et un logement pour tous".

"Le Panthéon est un signe de grands hommes, il y a des symboles de la lutte contre l'esclavage à l'intérieur, nous luttons contre l'esclavage du troisième millénaire", a expliqué à l'AFP Laurent, membre du collectif.

Cette occupation a provoqué l'indignation de la droite et de l'extrême droite. "Il n'est pas admissible que des demandeurs clandestins occupent impunément ce haut lieu de la République", a tweeté Marine Le Pen, affirmant que "le seul avenir d'un clandestin devrait être l'expulsion, car c'est la LOI".

Les manifestants demandent à régulariser leur situation
(Kenzo Tribouillard / AFP)

Le collectif "Black Gilets" effectue régulièrement des coups pour soutenir les immigrants sans papiers. En juin, ils ont brièvement occupé le siège du groupe Elior, Defensa, pour "dénoncer leurs activités" avec les sans-papiers "non déclarés". En mai, ils ont également investi le terminal 2F de l'aéroport de Roissy contre "la collaboration d'Air France" dans les expulsions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *